Haji Firouz est l’un des symboles les plus anciens et les plus emblématiques du Norouz dans la culture iranienne. Avec son visage noirci, son habit rouge, son tambourin à la main et ses chants joyeux, il apparaît chaque année à l’approche du Norouz pour annoncer l’arrivée du printemps et le renouveau de la nature.
Les Origines Historiques
L’origine de Haji Firouz remonte aux anciens rituels perses. Certains pensent qu’il est lié au mithraïsme, où un personnage symbolique au visage noirci annonçait la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps. Une autre théorie le relie aux serviteurs des temples zoroastriens, qui jouaient le rôle de messagers du Norouz.
Certains chercheurs associent également lui à Siavash, un héros légendaire de la mythologie persane. Selon cette légende, Siavash, injustement tué, revient à la vie chaque printemps, et Haji Firouz symbolise sa résurrection en apportant lumière et joie au peuple.
Pourquoi le Visage de Haji Firouz est-il Noirci ?
L’un des traits les plus distinctifs de Haji Firouz est son visage noirci, qui fait l’objet de plusieurs interprétations. Certains y voient un symbole du retour du monde des morts et d’une renaissance. Dans l’Antiquité, les serviteurs des temples du feu avaient souvent le visage couvert de suie, représentant l’illumination et le renouveau. D’autres théories y voient une référence à l’histoire de l’esclavage, mais en réalité, il est avant tout un porteur de joie et de festivités.
Dans la Culture Moderne
Aujourd’hui, Haji Firouz reste une figure essentielle des célébrations du Norouz. Dans les derniers jours de l’année persane, il apparaît dans les rues pour danser, chanter et diffuser l’esprit festif du Nouvel An. L’un de ses chants célèbres est :
« Ô mon maître, sambeleh beleh kem !
Ô mon maître, la vie ne tient qu’à un fil !
N’est-ce pas drôle ?! »
Il illumine les festivités du Norouz, rendant la célébration encore plus joyeuse et animée.
Haji Firouz est l’un des symboles les plus anciens du Norouz, profondément ancré dans les traditions et croyances persanes. Il incarne la joie, l’arrivée du printemps et le renouveau. Malgré le passage du temps, il reste une figure appréciée de la culture iranienne, continuant à apporter bonheur et esprit festif année après année.